| Une petite balade ? |
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(Malheureusement, la visualisation des albums fonctionne bien mieux avec Microsoft internet Explorer...)
(Unfortunately, watching the albums works much better vith Microsoft Internet Explorer... 05:27 - 26/03/2020 - commentaires {0}From Shiraz to Zahedan (Part1/2)(...) Shiraz, ville en ebullition depuis le debut de Norooze, que je quitte l'esprit libre, mon extention de visa en poche, et la satisfaction du devoir du voyageur en régle accompli. Au terminal routier, le sort m'offre de croiser une dernier fois Sahand et sa famille; ils me gavent de sandwichs et de boissons, et me font cadeau d'une boîte géante de patisseries locales que je case tant bien que mal dans mon barda déjà surchargé... Et oui ! Nous sommes en Iran, début avril 2007, et j'entame la traversée du pays vers l'Est, vers le Pakistan. Je griffonais tous ces évenements une première fois dans un cahier que j'allais perdre quinze jours plus tard à Lahore. A ce moment, plutot que de me décourager, je décidais de sacrifier une après-midi dans un Internet-café, pour vous écrire mon article. Malheureusement, une bête coupure de courant devait réduire à néant des heures de frappe acharnée sur un clavier déglingué, suintant dans l'atmosphère brulante et poisseuse de Lahore... Et bien c'est en France, a mes heures perdues entre Villeneuve Triage et Bourg-la-reine, que je l'ai écrit, cet article ! en deux parites (parce que c'était trop long). La seconde partie, l'arrivée a Zahédan, viendra d'ici deux semaines
Tiens ! Je vais profiter de ce début d'article pour mettre un truc au clair : les noms de certaines personnes dont je parle dans mes billets sont changés. Ben oui ! Il faut dire que j'évolue dans des pays qui ne sont pas toujours folichons-folichons au niveau des droits de l'homme. Des pays où le régime en place, se sentant continuellement menacé (serait-ce dû a l'évidence de leur illégitimité ? Allez savoir...) exerce un contrôle de l'information et des individus assez poussé, si j'ose l'euphémisme. Donc, il m'a semblé assez naturel de brouiller un minimum les pistes, en modifiant non seulement les noms, mais parfois même des détails, que je change complètement (je déborde d' imagination) s'ils me semblent constituer des évidences flagrantes pouvant mettre en cause les gens que je croise sur mon chemin, et que je raconte. C'est dit !
Yazd est l'une des plus vieilles villes du monde, berceau du zoroastrisme, la plus ancienne religion monothéiste de la planète, celle du grand empire Perse d'avant l'invasion Arabe, et de Cirus le Grand. J'arrive en ville sur les coups de 23h, après quelques heures de bus durant lesquelles j'ai eu l'occasion de bien sympathiser avec l'équipage. Le chauffeur parlait parfaitement bien l'anglais (il l'aurait appris lors de sa captivité en Irak durant la guerre avec l'Iran, une histoire étrange qu'il me racontait alors que nous dînions dans la salle des équipages). Me voici donc dans la rue, je dispose d'un numéro de téléphone pour un hôtel (relevé précédemment dans le Lonely Planet auprès de quelque voyageur), un passager du car m'offre d'appeler avec son mobile. Malheureusement l'établissement est complet et me propose un autre numéro. Entre temps, un chauffeur de taxi m'a repéré, je le fais appeler pour moi. Ça négocie les prix pour la nuit à coup de chiffres tracés dans la poussière du capot de la 405... Apparemment il y a eu mésentente, ou alors c'est le chauffeur de tacot qui m'a baladé, toujours est-il que lorsque j'arrive dans ledit hôtel on m'annonce qu'il n'y a plus aucun lit disponible. Typiquement, c'est l'effet Norouze. Du coup, je vais passer là ma toute première nuit de ce périple à la belle étoile, sur le toit de l'hôtel. Le ciel est rempli d'étoiles, et je m'endors à même le sol, bien au chaud dans mon sac de couchage, veillé dans mon sommeil par la douce lumière bleutée qui enveloppe une grande mosquée à deux pas de là. La clarté rose de l'aube d'une matinée fraiche me réveille La mosquée me fait l'effet d'un décor de cinéma, puisqu'il s'agit d'une façade imposante, pur style Mille-et-Une-nuits, mais sans aucun bâtiment derrière. A l'intérieur de l'hôtel, je tombe nez-a-nez avec Chris - un voyageur polonais rencontré quelques jours plus tôt, avec qui j'ai visité Persépolis et partagé brièvement une chambre d'hôtel miteux. Nous échangeons quelques propos éloquents sur le hasard des choses, et décidons d'aller prendre un breakfast au Silk-road hôtel tout proche, expressément recommandé par le LP pour sa convivialité. Sur place nous tombons sur Nana, la fameuse suissesse que je rencontrais tantôt à Isphahan et qui me fit un éloge du Pakistan qui, assurément, allait constituer les prémices d'une histoire passionelle avec ce pays. Décidemment, j'en finirai par admettre que le monde is so small, mais je vous dispense du couplet-banalité, parce que ces rencontres à répétitions sont le résultat de l' "effet Lonely-Planet", la bible du voyageur autonome. Dans un pays peu fréquenté par les étrangers et où les infrastructures conçus pour eux sont en conséquence plutôt rar(issim)es, c'est toujours sympathique de retrouver "par hasard" les mêmes personnes, mais de là a disserter sur les "coïncidences" de la vie, il y a un pas qu'il faudrait veiller à ne pas franchir. Bref ! Petit déj' mémorable, donc, avec toujours ce fameux fromage blanc, frais et crémeux que les Iraniens aiment à consommer au petit matin. Nana, Lonely-Planet en main, nous propose - alors que je me gave de fromage- une excursion pour Chack-Chack.
Chack-chack est au Zoroastrisme ce que La Mecque est à l'Islam. Par ailleurs, il s'agit du plus ancien lieu de pèlerinage et de culte de toutes les religions monothéistes, même si aujourd'hui celle-ci peut-être considérée comme anecdotique au regard du nombre de ses fidèles, vivant majoritairement en Iran et dans l'ouest de l'Inde. Les pratiques témoignent d'un profond respect pour notre mère Nature, si bien que les corps des fidèles morts ne sont ni enterrés, ni incinérés mais offerts à l'appétit des vautours au sommet d'emblématiques "tours du silence". On se loue un chauffeur de taxi pour la journée, à un tarif à la fois intéressant tant pour lui que pour nous, et hop, c'est parti! Après quelques minutes de route hors de Yazd, nous quittons la chaussée goudronnée pour une piste qui s'enfonce dans le désert. La bagnole n'est pas tout-terrain, ça secoue pas mal, je crains un peu pour le véhicule, mais son propriétaire n'a pas l'air de s'en soucier, et nous avançons donc assez rapidement en soulevant derrière nous un nuage de poussière. Nous évoluons dans un décor aride et assez spectaculaire, genre Far West, pas de dunes de sables mais un milieu très sec sur lequel s'épanouit difficilement une végétation anecdotique, et ça et là, des montagnes de rocaille qui rompent la monotonie du paysage. Finalement, au terme d'une petite heure dans la poussière, nous atteignons notre destination. Le tacot se gare au pied d'une imposante falaise, dans laquelle sont taillés des escaliers qui conduisent aux différents étages du temple, bâtiments à l'allure relativement récente construits sur des terrasses également creusées a même la roche. Nous ne sommes pas les seuls, dans cet endroit pourtant réputé peu touristique. Mais, du fait de Norouze, les vacances nationales iraniennes, ce sont des familles entières que nous trouvons au pied de la montagne. Les vacanciers se détournent pour un moment de leur activité du jour à notre profit : ce n'est pas tous les jours que l'on rencontre un groupe d'étrangers dans ce pays. Ainsi chacun souhaite être photographié à nos côtés, la séance dure un certain temps... Puis, avec notre chauffeur qui semble également profiter agréablement de cette petite sortie en notre compagnie, nous gravissons les marches. Il règne ici une atmosphère de paix profonde que je rencontrerai finalement peu de fois durant tout ce voyage. Les touristes sont très respectueux et relativement discrets, tandis que les fidèles se consacrent à leur mystérieux culte. Il y a des feux qui brûlent dans des cheminées de pierres, closes. Au dernier niveau du temple, un belvédère couvert de tentes à la mode iranienne, offre aux fidèles ou touristes une vue grandiose sur les immensités désertiques, panorama propice a la méditation. D'un point de vue strictement architectural, le complexe n'a rien d'extraordinaire et ne semble pas très ancien. C'est davantage de son histoire et de son implantation au cœur du désert, caché dans une falaise de roche orangée, que le site tire son caractère particulier. Nous ne pénétrerons pas dans les chapelles, mais passerons une bonne heure sur l'une des plates-formes, assis en tailleur sur un tapis, à contempler le désert et déguster quelques tasses de thé que nous offrent des résidents du temple. L'ambiance est guillerette, chacun y va de sa petite plaisanterie ou commentaire malgré l'indigence de l'anglais de nos interlocuteurs... Mais ne dit-on pas que l'important est de participer ?! Nous passons donc tous les quatre, Nana, Chris, le chauffeur et moi, un moment à savourer ce petit air de sérénité qui s'impose ici, et regrettons de ne point avoir prévu quelques vivres et vêtements chauds pour passer la nuit ici, en compagnie des autres campeurs et familles de fidèles.
Nous quitterons l'endroit à regret, pressés par notre taxi. Curieusement, le ciel du désert s'est chargé d'épais nuages gris, une averse semble imminente et le chauffeur un peu préoccupé. Sur le chemin du retour, Nana exige une pause pour aller batifoler au milieu d'un troupeau de chèvres broutant du sable. Quant à moi, je dégaine le Minolta et tire quelques portraits du berger-motard. Quand les premières gouttes se font sentir, le driver s'affole brusquement et se met à houspiller Nana qui a pris le large, courant au milieu du troupeau et dispersant les bêtes dans toutes les directions... En une petite demi-heure, le ciel a complètement changé d'aspect, et le désert qui avait l'air si paisible apparaît maintenant hostile, prêt à se refermer à tout moment sur notre petit groupe. Les massifs rocheux ont pris des allures fantomatiques et dessinent dans la brume un horizon ultra-terrifiant, tandis que des éclairs déchirent les nuages et que le tonnerre s'adresse à nous d'une voix quelque peu enrouée. A l'instant même où Nana regagne le véhicule, le ciel se déchaîne pour de bon : début de l'orage de grêle. Sur fond de désert, cette manifestation de la nature toute-puissante a quelque chose de fantasmagorique. Malgré l'essuie-glace qui tourne à pleine vitesse, le chauffeur a bien du mal à suivre la piste, tandis que dans la voiture, nous sommes tous silencieux, hypnotisés par cette démonstration de puissance que nous offrent les forces de la terre. L'orage se calme alors que nous gagnons la route carrossable, comme pour approuver le fait que nous, profanes, nous soyons éclipsés de ce sol sacré, interdit aux étrangers. De retour à Yazd, nous invitons notre chauffeur dans le restaurant de son choix, en guise de remerciement. Mais, au moment de l'addition, Nana flaire (à tort) une arnaque, et à sa demande nous recomptons à plusieurs reprises à la calculatrice. Notre taxi excédé fini par payer lui-même sa part, déçu du manque de confiance que nous accordons à ses concitoyens. Du coup, sur un malentendu, nous nous quittons un peu "en froid". Nous arrivons à l'hôtel, Chris et moi, et sommes accueillis par un réceptionniste qui a l'air surexcité et me saute dessus avec un "squiouse me sir, are you sir Pavillet ?», auquel je "Yes sir, I am" avec intérêt ; que me veut ce type ? Il me glisse une mystérieuse enveloppe dans les mains, en s'excusant de ne l'avoir pas fait la veille, lors de mon arrivée, par oubli. Curieux que je suis, j'ouvre le pli sur-le-champ et file directement en bas-de-page : C'est signé "Julien et Amélie les Bretons des Alpages" : mes amis rencontrés à Téhéran ! Ils ont quitté la ville la veille, en direction de Kerman, et me proposent de les rejoindre sur place en me laissant une adresse recommandée (encore et toujours) par le Lonely Planet... Cool !
***
A Kerman, c'est un agent des chemins de fer qui me réveille. Le train a quitté Yazd vers 5h du matin, et je profitais de la matinée pour en écraser un peu. L'esprit un peu embrumé, je grimpe dans un taxi-Peykan et lance d'une voix volontaire mon adresse au chauffeur, qui m'annonce en langage des signes, au point qu'il en lâche son volant, que l'hôtel qui m'intéresse n'est pas à la hauteur d'un étranger de ma qualité. J'en prends note avec intérêt et lui demande de poursuivre la course. Effectivement conforme au standard local, à savoir un tantinet crasseux, le petit hôtel est géré par une fratrie ; le manager, cadet de la famille, a l'air d'entamer sa quatorzième année avec une certaine détermination. Évidemment, l'anglais ne fait pas (ou si peu) partie de ses compétences, mais on se débrouille quand même, ainsi j'obtiens après quelques instants un petit mot que les bretons-voyageurs ont laissé a mon attention, et je dépose mon barda dans la chambre méticuleusement rangée qu'ils occupent. Moment d'émotion discret : mes amis sont sortis, mais en pénétrant dans leur chambre, je me rends compte qu'une jonction vient de s'opérer, et que le groupe de ceux, ambitieux, qui ont pour idée d'emprunter le "Balouchistan Express" sont dorénavant réunis pour entamer la phase finale du projet : rejoindre Zahedan... Cool ! Je prends mon après-midi pour découvrir un peu Kerman, une ville encore plus ancienne que Yazd, mais d'importance moindre. Les deux villes ont un peu la même allure, celle des cités du désert aux toits plats et inondées d'une lumière jaune-orangée, couleur du sable et du torchis dont sont construites les habitations basses, serrées le long de ruelles étroites qui prolongent anarchiquement une étoile centrée sur le bazar couvert du centre-ville. Quelques bâtiments plus élevés, en béton et structure IPS peu gracieux, témoignent de la volonté de modernisation des années 70. Et, comme toutes les autres villes d'Iran que j'ai eu le privilège de découvrir, Kerman dispose de son "Azadi Square ", Liberté en Farsi, sorte de rond-point géant en plein centre-ville (rappelons qu'en Iran l'automobile est a l'honneur, carrément un phénomène de société), ici ornementé d'un magnifique globe terrestre que picorent trois colombes. De la paix, of course. Ben voyons !
Le soir, je retrouve enfin Julien et Amélie, nous échangeons nos aventures récentes devant un fast-food dégueulos à la mode iranienne. De retour à l'hôtel, nous tombons nez à nez sur Karl, un Allemand chercheur en chimie à l'université de Téhéran et présentement en vacances. Il se trouve que j'ai déjà rencontré Karl quelques jours plus tôt à Yazd. Nous planifions pour le lendemain une excursion pour le désert tout proche. Comme à Yazd, nous optons pour la location d'un taxi pour nous rendre dans une oasis, à une heure de route. La météo n'est pas très bonne, mais les routes mouillées ne semblent pas impressionner le driver outre mesure. A la sortie de Yazd, nous quittons la route principale au profit d'une plus étroite qui, au loin, s'évanouit dans une barrière montagneuse. Nous avons le loisir d'observer des couches rocheuses multicolores, très jolies, mais rien en comparaison du trésor, véritable joyau minéral que nous découvrirons quelques jours plus tard, juste avant d'atteindre Zahedan. Une fois l'obstacle franchi, la route s'allonge de nouveau dans le désert. Au loin, un îlot de verdure émerge de cette mer de sable : nous voici à destination.
On ne peut pas dire que la population locale nous réserve un accueil princier. Nous sommes dévisagés dès notre arrivée, par des groupes d'hommes désœuvrés. Les femmes sont toutes cachées sous leur tchador et feignent de nous ignorer. Karl, qui a quelques notions de Farsi, tente de négocier la location d'une autre voiture avec chauffeur pour la demi-journée, mais impossible de tomber d'accord sur un prix. Pendant ce temps, d'autres hommes arrivent et nous observent du même air un peu hostile. Amélie n'est pas très à son aise dans ce village qui semble vraiment coupé de la civilisation, sous contrôle plus ou moins mafieux et où le poids de la tradition semble oppresser les individus, plus spécialement les femmes. Même accueil glacial dans le petit marché où nous achetons de quoi grignoter pour la journée : nans, fromage, fruits.
Heureusement Karl et Julien finissent par tomber d'accord avec un jeune-homme-à-Peykan. Ouf ! Nous allons pouvoir nous éloigner quelque peu de ce qui a tout l'air d'un nid de couleuvres. Avec le recul, les palmiers et le village forment une tache vert sombre sur le désert lumineux, on dirait une photo surexposée. Après quelques minutes, nous atteignons un caravansérail abandonné qui a été partiellement restauré. Quelques jeunes profitent du petit canal qui traverse l'ouvrage fortifié. Jadis, ce lieu servait à abreuver les bêtes et les hommes qui composaient de grandes caravanes, s'arrêtant pour la nuit dans leur long voyage, pour se mettre à l'abri des brigands et autres tempêtes de sable. Aujourd'hui l'endroit est des plus paisibles, et nous passons un petit moment à explorer les différentes ailes de la structure. Puis, notre jeune chauffeur - à l'égard duquel nous restons assez méfiants - nous drive un peu plus loin dans le désert, où nous pouvons contempler et photographier à loisir l'immensité et le vide. Sur le chemin du retour, il nous invite à prendre le thé dans la ferme familiale. Trois générations cohabitent dans cette petite masure d'un étage, couleur sable et à peine meublée. L'accueil est très chaleureux. Une fois à l'intérieur, nous prenons place sur des tapis, tout autour de la pièce. Il y a trois sœurs, qui ne portent pas de tchador. Deux mondes se rencontrent ici : le vieux monde rural traditionnel, familial, où tous vivent sous le même toit et participent aux travaux des champs éreintants d'une agriculture à faible rendement, et le monde du "progrès", qui habille les femmes presque à la dernière mode de Téhéran, et met à leurs lèvres quelques mots d'anglais. Car deux des trois sœurs ont étudié, et toute la marmaille est scolarisée. Dans le coin de la pièce, un ordinateur qui diffuse des clips vidéo témoigne d'une ouverture sur le monde occidental, et d'un accès à la modernité qui contraste fortement avec l'apparence de la ferme et son isolement géographique. Car nous sommes au beau milieu du désert. Ces dames nous invitent à manger, mais étant au fait d'une ancestrale coutume perse, nous refusons comme il se doit. Pas sur que ces gens aient de quoi nous nourrir sans puiser dans des réserves alimentaires qui leur sont peut-être cruciales. La proposition est réitérée, nous refusons une seconde fois. Si cette famille avait réellement disposé de suffisamment de nourriture pour nous offrir le repas sans se priver, alors les femmes auraient formulé leur proposition une troisième fois, et dans ce cas seulement, comme l'exige la tradition, nous aurions accepté. Après avoir bu en thé en écoutant le dernier tube de pop iranienne à la mode, et en essayant de communiquer avec la famille - car il ne semble pas y avoir d'opposition particulière a ce que nous parlions avec les femmes, qui, seules, comprennent un peu d'anglais- nous sortons sur l'arrière de la ferme, pour faire une belle photo avec les nombreux enfants, entre les bananiers, en souvenir de cette heureuse rencontre... La journée se déroule tranquillement. De retour à l'oasis, nous flânons un peu dans l'ancien bazar, qui fut détruit il y a quelques années par une secousse sismique, nous explique un passant à grands renforts de mîmes explicites. Puis nous déjeunons à l'ombre de la végétation abondante et colorée d'un parc, à la mode iranienne : nan et fromage frais. Visiblement, le fromage et l'estomac tombent en désaccord structurel, à moins que ce ne soit l'effet du soleil qui tape dur sur une digestion précoce, toujours est-il que notre ami accuse le coup, étendu sur le banc, incapable de quoi que ce soit. Karl, pendant ce temps négocie un autre taxi pour notre retour à Kerman. Depuis quelques temps, je surveille le ciel qui s'assombrit rapidement. Sur le chemin du retour, celui-ci se fait plus menaçant, de grosses masses sombres se forment rapidement , ce qui a pour effet de faire varier tout aussi rapidement les couleurs excentriques du petit massif que nous traversons, au gré des variations de l'éclairage. Le spectacle est splendide, et offre des tonalités si subtiles qu'aucun appareil photo ne peut les capter. La route, après une gentille ascension dans un paysage rocailleux, arrive à un petit col et débouche dans une vallée vert fluo cachée au beau du massif aride. La vallée abrite un village de paysans, des champs en terrasse, et des arbres fruitiers. L'agriculture semble bien prospérer, malgré l'exiguïté des terrains fertiles arrachés aux cailloux... Au passage, je me demande d'où provient toute cette eau, où est la source de toute cette vie. Puis la route remonte, et derrière un nouveau col, nous retrouvons la montagne lunaire, aux couleurs plus sobres cette fois. C'est à ce moment que l'orage éclate. Contrairement à l'orage du désert de Chak-chak, qui se déchaînait violemment et crachait de la grêle dès les premiers instants, le ciel semble plus clément : quelques gouttes de pluie et, au loin, des éclairs. Néanmoins, le ciel continue à s'assombrir et la pluie semble aller croissant ... Pour devenir, finalement la manifestation climatique la plus violente qu'il m'ait été donnée d'observer jusqu'à ce jour. Les balais d'essuie-glaces tournent à plein régime, ce qui est loin d'être suffisant pour garder une visibilité convenable, si bien que c'est au pas que nous pénétrons dans Kerman. Très impressionnant. Les rues sont désormais des fleuves, et les piétons qui doivent traverser ceux-ci en sont quitte pour s'immerger jusqu'aux genoux. L'eau de ces fleuves est terreuse, de couleur orange. Je comprends vite d'où provient cette coloration : sous les assauts du ciel, c'est toute la ville qui est en train de fondre... En effet, les murs des bâtiments, composés d'un mélange de sable et de paille, sont littéralement dissous par la pluie diluvienne qui grave sur les murs des sillons verticaux, arrondit les angles et charrie le sable qui s'accumule en petites digues sur les trottoirs. Les parapluies semblent de bien piètres protections contre une telle violence, et les piétons sont nombreux à trouver refuge dans le renfoncement d'une entrée d'immeuble ou l'entrée d'un commerce, tandis que les bagnoles ressemblent à des hors-bords, soulevant sur leurs passages des vagues de part et d'autre, que quelques courageux piétons tentent d'éviter tant bien que mal. Karl, Julien, Amélie et moi restons ainsi un moment, dans l'entrée d'un magasin, à observer silencieusement ce tableau de fin du monde provoqué par le déluge. Et puis, la pluie ne faiblissant pas, mes compères se décident à affronter la cataracte pour s'en retourner à l'hôtel, tandis que je m'en vais de mon côté car il me faut récupérer des négatifs avant de partir le lendemain pour un petit village où nous ferons étape pour finalement atteindre Zahedan.
Je ne vous raconterai pas dans quelles circonstances cela a eu lieu, mais il me faut à ce moment rencontrer quelqu'un à Kerman, rencontre qui va s'avérer fort instructive, au moins concernant une frange de la population Iranienne. L'homme qui m'invite à ce moment à grimper dans sa voiture est un dandy, le fils d'un riche marchand, l'une des plus grosses fortunes nationales. A plusieurs reprises, je vais pouvoir me rendre compte que certaines personnes sont au dessus des lois dans ce pays. A peine à bord de la petite voiture japonaise toute neuve, Rahid me propose un "petit verre", et me montre un gobelet pour me signifier qu'il a déjà entamé l'apéro. Évidemment, je commence par refuser la boisson alcoolisée, nous sommes en Iran et pour le voyageur que je suis, la méfiance demeure de mise, même si l'apéro me fait de l'œil ... "Persian Vodka"... D'après mon interlocuteur, l'un des plus vieux breuvages alcoolisé de la planète, celui-là même qui fut le favori de Cirus-le-grand au temps de la Perse antique. Un alcool distillé agrémenté de graisse animale, qui aurait pratiquement disparu à cause des «régimes stupides" au pouvoir depuis des décennies, toujours selon Rahid. Régime qui, apparemment serait plutôt clément avec certaines personnes. A un moment, Rahid me désigne un officier de police et m'explique que cet homme est le chef de la police de Kerman, un ami de son père par ailleurs... Sur ce, il gare la voiture, finit son gobelet et sort pour embrasser, avec son haleine alcoolisée, cet "ami de la famille". En remontant dans la voiture, il se ressert un petit gobelet, et cette fois-ci j'accepte ma ration, pour "finir la bouteille" ... Premier verre d'une longue série qui me conduira jusque tard dans la nuit. En Iran, les jeunes habitent souvent avec leur famille, si bien que tout ce qui est prohibé par la loi (boire de l'alcool, fumer du cannabis ou de l'opium, flirter) se fait "en voiture" ... Donc, nous écumons des bouteilles dans la voiture, tout en écoutant de la pop iranienne et en échangeant quelques propos sur la vie en général... Rahid est très moderne dans sa pensée et son mode de vie, sa petite amie est polonaise. Il pense que les religieux ne devraient jamais se mêler de politique et répète sans cesse "my stupid government" ou encore "this fucking president". Croyant en Dieu mais non pratiquant, il est, comme nombre de ses compatriotes, dingue de culture américaine et fait complètement la distinction entre le belliqueux gouvernement américain (il hait Bush au même titre qu'Ahmadinejad ) et le peuple des États-Unis qui, pour lui, représente l'évolution suprême de la société ... Un discours qui recoupe de nombreux autres que j'ai pu avoir lors de rencontres avec les classes moyennes Iraniennes... Très intéressant. Rahid souhaite rencontrer mes amis Julien et Amélie, mais Julien est toujours malade et mes bretons des alpages déclinent l'invitation pour la soirée. Rahid me guide donc jusque tard dans la nuit, à la découverte des shisha-bar branchés (clandestins ?) de la ville, et de la "demeure" de ses parents, un grand manoir en marbre blanc, cours intérieures, fontaines ... Le garage abrite des véhicules que l'on ne rencontre guère en Iran, petites sportives ou 4X4 de luxe achetés à Dubaï... Tout ceci ressemble très fortement à une mafia, mais je dois reconnaître que je suis traité comme un prince : Rahid, en plus de me payer à boire,et les cigarettes, m'offre le tirage de mes photos, ainsi que des CD de pop iranienne, m'invite au restaurant et me promène dans toute la ville. La grande classe ! Je me couche avec un bon mal de crâne, évidemment. Le lendemain, Julien est sur pieds, et Rahid nous propose une petite excursion sur les hauteurs de Kerman où nous observons des familles entières pique-niquer et profiter du soleil du printemps. Nous croisons une nouvelle fois le chef de la police, nouvelle embrassade. Puis Rahid tient à nous emmener, à bord de son 4X4 jusqu'à la lisière du désert, là où la végétation cède la place aux immensités sableuses. Le ciel est d'une clarté exceptionnelle. Rahid me demande à intervalles réguliers de lui servir un nouveau verre, lâche un "bless you" tonitruant vide le godet cul-sec et appuie sur le champignon, à 160 sur la file de gauche en obligeant les autres voitures à se rabattre. Mes amis ne sont pas plus rassurés que moi, et m'exhortent de servir à notre Dandy des doses raisonnables, ce à quoi je m'applique... Puis nous sommes invités dans un restaurant de gastronomie iranienne tenue par l'un de ses "amis". Une chance : depuis la Révolution, les restaurants dignes de ce nom ont fermé les uns après les autres, ce qui est bien compréhensible étant donné que tout est interdit en public. Les gens ont finalement arrêté de fréquenter les lieux de convivialité, et la plupart des établissements qui restent sont d'horribles fast-food proposant des hamburgers ou d'abominables pizzas, que l'on mangera accompagnés d'un soda des plus chimiques, le plus connu étant le "thumbs-up", une imitation écœurante du Coca-Cola. Ainsi, la cuisine traditionnelle perse, pourtant réputée, a disparu du domaine public, et subsiste uniquement aux tables privées de ménagères gastronomes. La découverte de cette cuisine dans un vrai restaurant est donc un moment exceptionnel pour les trois français amateurs de bonne bouffe que nous sommes, et nous savourons les mets, à base de riz, épinards, pommes de terre et agneau en sauce. Un régal !
Et puis il est temps de laisser là notre Dandy, et de continuer notre route plus à l'Est. Mon ami n'est pas rassuré en apprenant que nous nous rendons à Zahedan, et tente de nous en dissuader. La ville a très mauvaise réputation. Évidemment, je ne l'ignore pas, et avant même d'entreprendre ce voyage j'avais déterminé que cet endroit serait le vrai point chaud ... Néanmoins, nous n'avons pas vraiment le choix ! Nous quitterons ce pays à l'Est, comme prévu. Avant de nous séparer, Rahid inscrit dans mon carnet le numéro de téléphone de gens "influents" que nous pourrions contacter sur place "en cas de problème". Alors que nous grimpons dans le bus et quittons cette ville et notre ami qui semble triste de nous voir partir si tôt, l'orage du jour se déclenche.
Toujours plus à l'Est
Notre étape du soir est un charmant petit village situé entre Kerman et Bam. Pour une fois, le Lonely-Planet ne préconise aucun hôtel dans la bourgade, pour la bonne raison qu'il n'en existe aucun ! L'un des membres d'équipage de l'autocar nous conduit dans un restaurant qui, selon lui, accepte généralement d'héberger des étrangers sur des tapis pour une nuit. Bizarrement, le brave restaurateur n'a pas l'air chaud-chaud pour nous recevoir cette nuit, mais accepte néanmoins de garder nos sacs, le temps que nous nous baladions dans les ruelles du village et que nous trouvions une autre solution pour la nuit. Justement, alors que nous nous baladons, nous éveillons la curiosité d'un groupe en vacance dans cette partie du pays. Petit détail amusant : à ce moment du voyage, je n'ai plus un seul pantalon digne de ce nom, et faute de mieux, je suis vêtu d'une membrane goretex étanche qui me sert normalement pour faire du ski ou d'autres excursions montagne. Plusieurs membres du groupe ne manquent pas de remarquer la chose, et pour cause : il s'agit de "mountain-climbers", la randonnée étant une activité des plus populaires en Iran. Car, si certains d'entre eux se trouvent être des alpinistes chevronnés, la plupart se contentent de quelques ballades "au vert" pendant les vacances de Norouze. Quelques uns pratiquent l'anglais, mais avant même d'engager la conversation, nous sommes déjà des bêtes de foire à prendre en photo, et notamment Amélie... Néanmoins l'ambiance est plutôt bon enfant et nous ne nous sentons pas agressés par les nombreux objectifs pointés sur nous... Au bout de quelques minutes, nous sommes invités à partager le dîner et avons trouvé un abri pour la nuit. En effet, le gouvernement met les écoles primaires à disposition des associations durant les vacances scolaires pour héberger les groupes de touristes en vadrouille. Plutôt love, non ? Anyway ... A la nuit tombée, nous sommes donc installés dans l'école avec le groupe qui nous a d'ores et déjà adoptés et entamons le dîner, tous alignés et assis en tailleur le long d'un grand tapis dans le couloir, dans la bonne humeur générale Après le dîner, nous investissons une salle de classe, et à tour de rôle des membres du groupe nous présentent des chants et danses traditionnelles, tandis que Julien interprète un "Dans les prisons de Nantes". Grandiose. Là encore, l'alcool est au rendez-vous, il y a de quoi saouler un régiment russe et même si le breuvage est de qualité très moyenne, tout le monde savoure ce moment de convivialité, dans une joyeuse illégalité de circonstance... Alors que je suis là à contempler le spectacle réjouissant qu'offre ces joyeux perses, je suis entraîné à l'écart dans une autre salle de classe par une certaine Yalda. Non, ne croyez surtout pas que ça va tourner à la cochonnerie, l'instant est en fait plutôt sérieux... Dans ce pays que je ne fais que traverser avec curiosité, et en essayant de saisir cette merveilleuse joie de vivre malgré le contexte politique bien peu favorable, je vais être confronté à la dureté du régime et la difficulté de vivre sa jeunesse dans l'Iran d'aujourd'hui. Assis en tailleur à même le sol, près de l'estrade, il y a l'un des jeunes du groupe, dont j'avais déjà remarqué l'air un peu triste. Appelons-le Salim. Il ne parle pas anglais, mais Yalda fait la traductrice, et commence par me raconter un peu sa vie, celle d'un étudiant à Téhéran, et l'un des espoirs de l'alpinisme iranien. Malheureusement pour lui, Salim a eu la mauvaise idée d'animer un site Internet politique contestataire, à ce titre il fut arrêté, "jugé" et condamné à plusieurs années de prison ferme. Heureusement pour lui, les prisons sont pleines et archipleines, et il est donc "en attente", en liberté provisoire. Voilà tout du moins ce que j'ai compris de ce récit. Soudainement, je comprends qu'en tant que voyageur, je suis à mille lieux des soucis réels de la vie d'une population bridée par un état totalitaire. J'explique à Yalda que je suis touché par ce récit, mais que je vois mal ce que je pourrais faire pour aider Salim. Ce dernier a pour projet de quitter clandestinement le pays pour se rendre en Allemagne, où il serait sûr d'obtenir l'asile politique : ceci lui a été promis par une ONG. Pour Salim, pas question de passer les plus belles années de sa vie derrière les barreaux. Il est prêt à prendre tous les risques, à mettre sa vie en jeu pour éviter cela. Le projet de passer clandestinement, de nuit, d'Iran en Turquie par les cols d'altitude ou les sommets me paraît un peu ambitieux. Qu'ai-je à voir là-dedans ? Salim attend de moi que je lui fournisse des renseignements sur la frontière. A ce moment, je me sens tout petit. De tout mon cœur, j'aimerais pouvoir aider ce garçon, qui sensiblement a le même âge que moi, et dont l'avenir semble condamné. Mais quels "renseignements" pourrais-je bien lui fournir ? D'autant plus que ladite frontière, je l'ai franchie en train, de nuit, je n'ai rien vu, si ce n'est l'ombre de massifs montagneux que je devinais très hauts, et les nombreuses tours de guet de part et d'autre de la voie ferrée. J'aimerais pouvoir l'aider ... Je me rappelle que j'ai toujours ma carte de la Turquie. J'ai pesté contre cette carte, que j'ai achetée trop précise, et qui par conséquent n'était pas très pratique pour me repérer sur de longues distances. En outre, la dite carte comporte les renseignements topographiques des zones montagneuses. Je lui donne la carte de bon cœur, il la saisit et la manipule comme un trésor, me propose de me dédommager, ce que je refuse évidemment. Nous commençons à l'étudier immédiatement et je fais quelques commentaires sur les régions que j'ai traversées. Le plan est de traverser toute la Turquie à la force des mollets. Il me semble que le projet a peu de chances d'aboutir, tant la distance à parcourir est grande et les embûches nombreuses et probables. Mais Salim n'envisage pas d'autres choix, cette longue marche jusqu'à Istanbul est celle du désespoir, celle de la dernière chance. Je rejoins le groupe le cœur gros, laissant Salim rêveur, fasciné par cette simple carte qui pour lui symbolise la liberté, la seule voie possible.
Tout le monde a l'air de s'amuser, les chants et danses vont bon train, le rythme de la soirée s'accélère à mesure que les bouteilles se vident. Seuls Salim et Yalda ne parviennent pas à être gais. Ou plutôt Salim, Yalda et moi qui à présent partage également ce terrible secret, pourtant presque banal dans ce pays. Du coup, à défaut de participer activement aux festivités, je me concentre sur le vidage de bouteilles. A l'heure du coucher, je prends mon sac de couchage et m'installe à l'extérieur malgré le froid, sur une table de ping-pong. Me voici ivre, pour la deuxième nuit consécutive, en Iran ! Qui l'eut cru ?
Zahedan, nous voici !
01:59 - dimanche 8 juin 2008 - commentaires {2} - Ajouter un commentaire
10:11 - lundi 24 mars 2008 - commentaires {1} - Ajouter un commentaireRETOURfermer ou pas fermer ce blog? question encore ouverte mai pour l'instant mise à jour effacement de l'image de noel et meilleurs voeux pour Paques 02:03 - dimanche 23 mars 2008 - commentaires {2} - Ajouter un commentairesolitudes transibérinnes hors du tempsTexte effectivement écrit lors de mon voyage de Ulan-bator a Moscou, début décembre 2007 Grand moment de solitude.
J'arrive en gare avant le train. Un groupe de jeunes russes, derrière leurs manteaux de fourrure, me dévisagent et se marrent. Je me tape tranquillement une petite bière.
01:56 - mercredi 20 février 2008 - commentaires {7} - Ajouter un commentaireme revoilà..
un peu de paresse, un temps de repos, un temps sans voyage, une dispute avec le code htlm qui nem'aide pas à changer mon camping car de noel...
09:27 - vendredi 25 janvier 2008 - commentaires {1} - Ajouter un commentairefin d'annèe et commencement
Feux d'artifice sur Roma
Bonne annèe à tout le monde!
07:41 - 2/01/2008 - commentaires {1} - Ajouter un commentaireCastro dei Volsci30 dicembre 2006 Castro dei Volsci, Frosinone
Il s'appelle Le village devient crèche et c'est bien la verité! Chaque cave, chaque habitant repropose un coin de vie rurale , comme on utilise pour les chreches dans la tradition italienne.
le fabriquant de souliers Le ciocie
fila la lana....
zampognari
pane e salame
07:15 - lundi 31 décembre 2007 - commentaires {0} - Ajouter un commentaire
Buon Natale
une image un epu flou...mai j'aime ça
08:09 - 25/12/2007 - commentaires {0} - Ajouter un commentaireJoyeux Noël!PAIX EN TERRE
Les photos publiées ici sont hebergées sur Flickr 08:04 - mardi 25 décembre 2007 - commentaires {4} - Ajouter un commentaireCalendrier actif
09:58 - dimanche 16 décembre 2007 - commentaires {6} - Ajouter un commentaireZampognari
Sont les bergers italiens qui à l'aide de leur instrument fait de la peau du brebis, annonçaient l'entrée dans le temps de Noël.
Les zampognari,tipyques de certaines regions, comme l'Abruzzo e il Molise sont desormais de plus en plus rares. A del achnce qui les rencontre car l'atmosphère de la fête la donnent de façon magique.
Foto di Leo Catozzella 10:58 - samedi 15 décembre 2007 - commentaires {1} - Ajouter un commentaireMon sapin decoré
09:44 - samedi 8 décembre 2007 - commentaires {0} - Ajouter un commentaireHundertwasserHundertwasser c'est un architecte gènial Il utilise la couleur et les espace ausssi que les materiaux suivant une philosphie bien particulière,et vous pouves avoir reinsegnement sur son style ici . On ne puvait pas manquer ce style parmi nos petites fenetres...
07:17 - jeudi 6 décembre 2007 - commentaires {0} - Ajouter un commentaireVoyages extraordinairesAujourd'hui cette fenetre de calendrier s'ouvre sur une belle experience personnelle j'ai veçu cela, une salle pour redoubler la bande sonore d'un documentaire .
Ma voix qui vit dans le visage d'un autre Ou mieux je donne la parole dans une autre langue à qeulqu'un. Et tout cela c'est une action bènevole dans le cadre d'un projet Unicef concernant les enfants de rue au Congo. Alors c'est là qui vous dirige ma 14me fenetre..... 14 dicembre, una nouva finestra sulla mia prima esperienza di doppiggio, della quale parlo perchè si è trattato di una prestazione di volontariato per l?unicef nella realizzazione di un documentrio sui bambini di strada in Congo Ed è dunque su questo progetto che voglio dirigere l'apertura della mia finestrina, anche facendovi conoscere il libro scritto su questa esperienza in attesa della distribuzione del dvd con il documentario...
10:43 - mercredi 5 décembre 2007 - commentaires {0} - Ajouter un commentairerecetteBiscotti alla cannella Stelline alla cannella Zimsterne
Ingrdienti Ingredients
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